Culture et sac à dos - Les explorateurs d'(H)istoire(s)

14 nov. 2012

La fin d'un voyage

Après une longue absence, période de réacclimatation oblige, nous voici de retour pour écrire un petit mot sur notre blog.

Tout d'abord, nous sommes rentrés en France début aout 2012. Nous avons été rapatriés suite à un accident bénin au Vietnam, qui entrainait l'immobilisation de claire pendant de nombreuses semaines. Nous sommes donc revenus brutalement et évidement déçus de la tournure de notre fin d'été.

Depuis, nous avons retrouvés un rythme "normal", Claire a repris ses études d'archéologie et Matthieu a trouvé un emploi dans son domaine favoris, la numismatique. Nous sommes installés en région parisienne, et sommes heureux dans notre nouvelle sédentarité.

BLL

Nous n'oublions pas toutes les personnes que nous avons rencontrées, et tous ceux qui nous ont suivis à distance.

Nous restons joignables sur notre adresse mail : culture.sacados@gmail.com ; pour toutes précisions ou conseils de voyage.

Surtout, nous éspérons que ce blog, témoin d'une aventure unique, continuera d'être visité comme il l'est chaque jour.

Bon vent

 

Claire et Matthieu

A Villemomble, le 14 novembre 2012

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31 juil. 2012

Direction la plaine des jarres

en moto au laos

A Phonsavan, lorsque nous etions au Laos, nous avons loue une petite moto pour nous rendre au site de la plaine des jarres. Voici un apercu du paysage et de l'etat de la piste.

 

Posté par Claire_Matthieu à 12:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 juil. 2012

Retour sur 15jours au Laos

Apres la Chine, nous avons decide de visiter le Laos. Ce petit pays d'Asie  du Sud Est est peuple de seulement six millions d'habitants et est au  demeurant l'un des pays les plus pauvres du globe. Le Laos n'a pas ete  chanceux dans son histoire, tour a tour sous domination de ses voisins  directs puis sous celle des francais, il ne fut guere epargne durant la  guerre du vietnam ou les americains ont bombardes sans relache, neuf ans  durant, le nord du pays. L'histoire recente a donc laisse des stigmates  indelebiles dans le paysage laotien. L'architecture "a la francaise" a  denature le style traditionnel des infrastructures mais ce n'est rien a cote  des meurtrissures laissees par les avions americains. Aujourd'hui encore, chaque  jour un enfant ou un paysan saute sur une bombe oubliee, souvenir rouille et infanticide  de la boucherie des annee 60. Un genocide a retardement.
Il reste que ce pays offre des paysages epoustouflants et la fierte  de ses habitants, souriants et genereux par nature, malgre leur histoire, nous touche beaucoup. Tout ceci fait du Laos une etape inoubliable de notre voyage.

 Nous avons choisi d'explorer simplement une partie du pays, le Nord, qui  offre des paysages montagneux couverts de jungle et quelques sites d'interet  historique datant de l'antiquite a la guerre du Vietnam.
Notre arrivee dans le pays se fait via la ville d'Udomxai, a une centaine de  km de la frontiere chinoise. Nous logeons dans une pension de famille tres  agreable. Le premier soir nous sommes convies au diner familial. Nous  faisons a ce moment la connaissance d'Inthawa, le fils de la proprietaire  qui a appris le francais durant ses etudes a Vientiane, la capitale. Depuis  il est professeur de medecine dans l'universite de la ville. Ce jeune homme  tres sympathique nous initie a la culture laotienne. Nous degustons avec lui  une pate d'iguane accompagnee de riz collant qui se mange avec les mains,  ainsi que differents legumes epices. Son cousin Tan est pret a nous amenner  le lendemain aupres d'Inthawa pour visiter les infrastructures de son ecole a  quelques km du centre ville, dans la jungle. Apres avoir visite les quelques  monuments de la ville, dont un superbe bouddha dore d'une dizaine de metres  de haut, nous rencontrons un jeune moine parlant anglais avec qui nous  bavardons avec grand plaisir. Il est l'heure de rejoindre le jeune  professeur, nous enfourchons deux motos a l'arriere de Tan et de son ami  direction l'universite. Nous sommes accueilli dans le bibliotheque par  l'equipe pedagogique qui pose avec nous pour la photo. Ensuite, nous  visitons la salle de classe, remplie de jeunes gens souriants et surpris. Nous  sommes ravis. Le soir, nous defierons les etudiants lors d'une partie de  petanque, le sport national, heritage de l'occupation francaise. En fin de soiree, nous avons droit a un passage au bar karaoke de la ville,en compagnie  des etudiants. Apres cette excellente journee, il sera temps de faire nos adieux a Inthawa et Tan.

Le  lendemain, nous prenons la route de Luang Prabang, la ville classee unesco aux 32 temples. En effet une fois arrives nous tombons sous le charme de cette ville ou coulent deux rivieres, ou les rues sont tres fleuries, ou il y a peu de voitures et ou les temples somptueux sont a tous les coins de rue. La ville est vraiment magnifique. Nous y restons quelques jours pour profiter de cette belle atmosphere. Magre tout, deux choses nous chagrinent et nous laissent une etrange impression sur cette ville. La premiere est la presence massive de touristes. En soit ca n'est pas si genant que ca, mais quand la plupart sont irrespectueux des habitants et des lieux, ca nous derange beaucoup plus! Par exemple : tous les matins, les moines de la ville se levent tres tot et traversent la ville a pied, a la queue et en silence, et mendient pour recevoir de la nourriture de la part des habitants de Luang Prabang. C'est un moment tres intense, et la il faut imaginer des touristes bruyants qui rigolent, derangent les moines jusqu'a se mettre dans la queue pour recevoir a manger et prennent des photos avec flash etc. La seconde chose, qui etait certainement inevitable me direz vous, est que les locaux n'ont plus les moyens financiers de se loger dans cette ville remplie de guesthouse et de restaurants pour occidentaux; du coup ils n'habitent plus en centre ville mais sont relegues en peripherie...c'est un peu derangeant...

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Enfin, nous prenons la direction de Phonsavan, ville situee a une quinzaine de  kilometre de la mythique plaine des jarres. Nous partons pour 10 h de bus  local. Durant le trajet, les passagers secoues pas les virages ne manquent  pas de rendre leur repas de riz collant par les fenetres, ajoutant du  pittoresque au voyage. Nous sommes aux anges.
Phonsavan n'a pas vraiment d'interet si ce n'est la visite des sites  archeologiques palpitants disperses dans la jungle alentours. Parmis eux se  trouvent les sites des jarres, merveilles archeologiques du pays. Ces trois  sites, situes dans des espaces vierges et vallonnes ont pour point commun de  contenir par centaines d'immenses jarres en pierre, sculptees par l'homme il  y a deux milles ans. Ces sites font penser aux alignements de menhirs bretons.  On ne sait pas vraiment quelles utilites ont eu les jarres ni d'ou provient la pierre necessaire a leur realisation, le site  est enigmatique et mystique. Pendant la guerre  du vietnam, les jarres ont ensuite servis de planque aux soldats qui ont  pilonnes les americains. Des traces de balles sont encore visibles sur  certaines d'entre elles. Pour nous rendre aux sites, nous louons une moto chinoise, solution la plus economique. Nous partons en compagnie d'un couple de taiwanais et d'un chilien tres sympa. La moto nous permet de nous rendre sur des petits chemins et nous deambulons entre les buffles et les villages en bambous. Nous nous rendons egalement a une superbe cascade, apres avoir marche quelque peu dans la jungle au milieu des serpents et bestioles de tous poils. Nous visitons egalement une ville ancienne  qui abrite une pagode recouverte de vegetation. On en prend une fois de plus plein les yeux!

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Nous entreprenons ensuite un voyage en bus d'une dixaine d'heure qui nous menera dans la ville de Sam Neua, tres proche de la frontiere avec le Vietnam. Le trajet est epique, la route est toujours autant sinueuse mais la premiere moitie du chemin passe rapidement car nous rencontrons un couple de francais tres sympathique dans le bus. Un peu plus tard, alors qu'il nous reste theoriquement 2h de route, le bus s'arrete au milieu de nulle part...et c'est la panne! Pendant 3h le chauffeur tente tant bien que mal de reparer l'engin, mais rien n'y fait. C'est donc a la tombee de la nuit qu'un second bus arrive et nous emmenne au lieu de notre destination, sauves!
Le lendemain nous louons de nouveau une moto pour nous rendre aux grottes qui ont servi d'abrit aux locaux pendant la guerre du Vietnam. C'est dans ces grottes que le parti du peuple laotien, de tendance communiste revolutionnaire, dirigeat la guerria contre les usa pendant une dizaine d'annee. L'endroit est charge d'histoire et nous emeut. Le laos, et ce n'est pas chose connue de tous, a joue un role majeur durant la guerre dite du vietnam, ne l'oublions pas. Apres ces visites, nous ne l'oublierons jamais.
De retour a Sam neua,nous prenons un bus qui nous emmenera a Tanh Hoa au Vietnam...pour de nouvelles aventures.

De Hue (Vietnam), le 28 juillet 2012

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13 juil. 2012

Entre Kangding et Kunming

Un matin a 6h, nous quittons l'agreable ville de Kangding pour aller plus au Sud, en direction de la province du Yunnan. Avant d'arriver a Kunming, nous devons faire escale a Xi Chang. Cette cite, qui n'est pas mentionnee dans notre guide, est la base de lancement des fusees chinoises. C'est tout ce que nous savons de la ville vers laquelle nous nous dirigeons en ce matin pluvieux. Une demi douzaine d'heures de bus nous attend sur des routes sinueuses. Le chauffeur se prend pour un conducteur de formule 1 et nous avons un peu la nausee, surtout Claire qui manque de faire un malaise au premier arret du bus, apres quelques heures de conduite mouvementee. Un arret pipi nous donne l'occasion de discuter avec quelques jeunes et de vivre l'experience des toilettes partagees avec poules et cochons.
Arrives a Xi Chang, nous voila perdus dans une ville sans charme. Nous achetons notre billet de train pour Kunming. Nous partirons le jour meme a 23h...il reste donc 9h a tuer!! Assis tous les deux sur un trottoir ombrage, un jeune chinois parlant anglais nous propose son aide. Jack, de son nom anglais, est accompagne de sa petite copine (vraiment petite), Lili. Nous passons l'apres midi avec eux, ravis de nous montrer leur ville. Ce sont deux jeunes etudiants tres gentils. Jack nous fait visiter son universite le soir venu et nous prendrons un repas delicieux dans la cantine en discutant longuement avec lui. Nous ayant raccompagne tot a la gare, nous lui disons adieu et patientons devant une epicerie avec le proprietaire et sa petite fille agitee.
Dans le train, nous avons reserve les places en categorie "assis dur", en d'autres termes nous sommes condamnes a passer la nuit sous les feux des lampes, assis entre trois personnages en haillons pas tres agreables. La nuit est affreuse. Cela fait 24h que nous ne nous sommes pas vraiment reposes et nous arrivons a Kunming epuises au matin.
Nous retrouvons par surprise Caty et Max, nos comperes de Pekin, echoues eux aussi dans la meme auberge. Nous passerons quelques jours paisibles dans la capitale du Yunnan et en profitons pour faire nos visas a l'avance (Thailande et Vietnam). Nous decidons a ce moment de changer nos plans et de continuer notre periple vers l'Asie du Sud Est, car le Tibet est totalement ferme. Nous n'explorons pas non plus le Yunnan mais decidons de mettre le cap sur le Laos ou nous sommes en ce moment.
Apres quelques jours a Kunming nous prenons donc un bus pour Jinghong. Le voyage se fait de nuit, dans un bus-couchette. Il  y a trois rangees de lits en largeur et deux de hauteur, le tout contenant une trentaine de personnes. Il ne faut pas etre bien grand sinon on a du mal a tenir allonge, mais nous reussissons a dormir avant d'arriver dans une ville remplie de palmiers. On se croirait deja dans un autre pays! Sans plus trainer, nous filons le jour meme a Mengla, une bourgade a 50km de la frontiere laotienne. Nous y restons deux jours sous une chaleur suffocante puis prenons un minibus qui nous mene a la ville frontiere de Mohan. Nous quittons la Chine rapidement pour le Laos. Le passage est radical, d'un cote la frontiere est stricte avec des hommes en uniforme peu souriants dans un grand batiment neuf et froid; de l'autre cote nous sommes face a des hommes souriants qui ne portent pas d'uniforme et ou il y a simplement un petit prefabrique au milieu d'un champ de boue peuple de poules. Aucune difficulte pour obtenir notre visa "on arrival".

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Sabaidi, bonjour le Royaume au million d'elephants !

Luang Prabang (Laos), le 13 juillet 2012

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01 juil. 2012

Au pays des Kampas

De Chengdu, nous laissons les mangeurs de bambou pour sauter dans un bus a 8h du matin. Nous irons a Kangding, a l'ouest de la province du Sichuan. De cette ville de 80 000 habitants nous esperons rejoindre Tagong, un village perche aux portes du Tibet interdit, a 4000 m d'altitude. Kangding constitue, avec sa voisine Demba, l'un des deux points d'acces au Tibet. Depuis des siecles, la ville est le centre d'activites commerciales et une plateforme d'echanges entre la Chine et les peuples de l'Himalaya.

Nous entamons un rude trajet en bus, qui durera 8 h. Le parcours est difficile et la route defoncee traverse des villages de montagne. La route longe des ravins vertigineux et souvent nous nous arretons car les camions de marchandises bloquent la route. Epuises par ce difficile trajet en montagne, nous posons la semelle a Kangding, ville fraiche logee dans le  creux des reins de la montagne, a 2800 m. En marche vers un lieux pour dormir, nous rencontrons des individus impressionnants qui nous rappellent un certain reportage de "des racines et des ailes". Les kampas ! Ce sont eux et nous sommes dans leur fief. Ce peuple de guerriers temeraires, soumis uniquement recemment aux chinois rouges, est constitue des plus fameux cavaliers du pays. Nous ne pensions jamais croiser la route de cette ethnie tibetaine et voila que nous nous trouvons parmi eux, c'est fantastique. Les femmes portent des coiffes rouges et des nattes ainsi que de somptueux bijoux en or et argent dont des boucles d'oreilles enormes. A leurs ceintures pendent des poignards d'argent, rappelant les origines guerrieres de ce peuple. Les hommes, quant a eux, sont pares de chapeaux de feutre qui couvrent leurs longs cheveux de sioux. Tous ont le visage tane par le soleil des hauts plateaux.
Nous trouvons a nous loger dans une pension de famille agreable. Avant de partir pour Tagong, nous restons a Kangding histoire de nous habituer a l'altitude qui pourrait etre dangereuse sans acclimatation. Rappelons que deux indiens sont morts dans le train reliant Chengdu a Lhassa recemment, a des altitudes inferieures a celle ou nous allons. Nous decouvrons la viande de yack, seul animal eleve aux alantours. C'est tres bon avec des piments et du riz. La ville est parsemee de nombreux monasteres, nous partons a pied a leur decouverte. Au coin d'une rue, nous decouvrons une petite eglise, nichee ici, dans cette contree boudhiste et inaccessible. Partout dans la ville, nous rencontrons des travailleurs goguenards et souriants, et meme un moinde dealeur.
Le monastere le plus grand est situe un petit peu a l'ecart de la ville, perche dans une montagne. De la haut la ville n'existe plus, l'endroit est tres apaisant et la vue superbe. Deux jeunes moines nous invitent a rentrer energiquement. Timidement nous entrons et deambulons dans les salles de priere hautes en couleurs et parfumees d'encens. Ensuite une nonne nous invite a nous assoir a cote d'elle sur un banc et a mediter pendant un certain temps en contemplant la cours du monastere et les chats qui habitent les lieux. Un peu plus loin, nous sommes salues chaleureusement par un moine qui revient 5minutes plus tard avec des fruits confits qu'il nous offre. Nous repartons ensuite pour un second monastere ou l'heure de la priere est arrivee et tous courent dans le temple principal. Pendant ce temps, un vieux moine tres souriant nous benit. Nous repartons le coeur et l'esprit remplis de serenite et de joie.

fresque

 Enfin, nous decidons de partir pour Tagong. Leves tres tot, nous partons sous la pluie a la recherche du seul bus existant. Apres quelques difficultes face aux conducteurs de minibus qui veulent nous arnaquer, nous rebroussons chemin. Finalement la chance ne nous avait pas laisse tomber et nous trouvons un chauffeur sympathique qui nous conduira a Tagong pour un prix tres correct. La route est toujours aussi sinueuse et en mauvais etat, mais deux heures plus tard, apres une bonne ascension, nous arrivons sur la place du village. Nous trouvons une guesthouse tres sympathique et pour une toute petite somme nous serons loges dans une chambre superbe ou les murs sont remplis des  fresques locales aux multiples couleurs chaudes. La nourriture est toujours aussi delicieuse et nous nous regalons de viande de yack.
Tagong est un petit village avec une seule rue principale ou les camions de ravitaillement passent a la queue en direction de Lhassa. Les habitants sont charmants et se deplacent a cheval. On se sent loin de toute modernite, au milieu d'un peuple qui n'a pas change depuis des siecles, c'est magique. Les paysages montagneux environnants sont tres verts, recouverts de drapeaux a priere, d'ecritures tibetaines et habites par une multitude de yacks.
Nous passons plusieurs jours tres agreables dans cet endroit, a se balader dans le village et dans la campagne. Le deuxieme jour nous decidons de faire une petite randonnee qui nous menera a un monastere perdu dans la montagne. Nous marchons dans la montagne au milieu des yacks, le paysage est a couper le souffle, au sens figure et propre du terme. En effet, nous ne sommes pas habitues a une si haute altitude et tres rapidement au fil de notre avancee nous resentons un fort mal de crane et quelques difficultes a respirer. Nous nous approchons de ce monastere et sommes accueillis par des moines tibetains cuisinant et jouant au basket. Ils sont tres contents de nous saluer en anglais. Nous sommes invites par de jeunes kampas a aller chez eux mais il est deja 18h, nous sommes tristes de refuser mais nous ne nous sentons pas tres bien et il nous reste deux heures de marche avant de retrouver Tagong, tout juste avant que la nuit tombe. Nous gravons ces lieux dans notre tete, ces yacks, ce temple, ces gens qui chantent au loin, ces drapeaux sur la colline d'en face qui sont plantes dans le sol pour les enterrements celestes (le principe est de laisser le corp decoupe du defunt dans la montagne au milieu des drapeaux jusqu'a ce qu'il se fasse manger par les vautours, l'ame ayant quitte le corp au moment du deces il s'agit la du dernier acte de charite du defun avant sa reincarnation). Nous redescendons donc le plus rapidement possible, nous ne prenons certainement pas le bon chemin car nous devons passer plusieurs fois la riviere et les nombreux barbeles qui sont la pour empecher les yacks d'aller n'importe ou. Dans un etat second nous arrivons juste avant qu'il ne fasse trop noir a l'auberge. Nous nous affalons sur le lit et dormons jusqu'au lendemain ou nous nous sentons beaucoup mieux. C'est decide, nous ne partirons pas en randonnee de nouveau dans le coin.


Quelques jours plus tard nous voulons rejoindre la ville de Litang a l'extreme ouest du sichuan et tres proche du tibet. Nous embarquons  a bord d'un minubus flambant neuf. Le chauffeur inaugure surement sa premiere journee en tant que taxi et d'ailleurs un de ses amis jette du riz sur le vehicule et sur nous aussi. Apres deux heures d'attente, enfermes dans le bus a attendre qu'il se remplisse de passagers, car par ici on ne part pas a vide, nous decollons enfin de Tagong. Nous rejoignons une localite a 1 h de route afin de prendre un autre bus pour Litang. En route le bus circule difficilement sur la route boueuse rendue glissante par les pluies. Tous deux sommes pris en sandwish, a 8 dans le bus 6 places, entre un moine boudhhiste et une femme kampas. Arives au village de la correspondance, nous constatons qu'il est presque impossible de gagner Litang tant la route est dangereuse et boueus. Du coup, les chauffeurs qui se risquent a faire le trajet demandent des sommes exorbitantes. Sans trop attendre nous prenons la decision de redescendre a Kangding et d'oublier la perspective de voir Litang, la troisieme ville la plus haute du monde. Tant pis, nous aimons Kangding et y repasser quelques jours sera un plaisir.
Arrives la bas, nous nous reposons plusieurs jours, et ce n'est pas du luxe d'autant que l'une d'entre nous se sent affaiblie et couve une angine. Elle en est tout juste retablie a l'heure ou nous ecrivons.

Kunming, le 1er juillet 2012

Posté par Claire_Matthieu à 13:11 - - Commentaires [3] - Permalien [#]